Le projet de sauvetage phase 1 : cristalliser, restaurer, reconstruire.

Chers Amoureux de la Mothe Chandeniers,

Quand nous avons découvert le château de la Mothe Chandeniers sur les réseaux sociaux il y a plusieurs années, nous avions imaginé qu’une reconstruction totale du château serait la meilleure façon de lui rendre sa majestuosité d’antan.

Et puis nous nous sommes rendus sur place et avons découvert la Mothe dans son état actuel… À ce moment-là, l’aspect romantique de la ruine  nous a ébloui et a fait évoluer notre façon d’appréhender le château. L’incendie de 1932 a en effet transfiguré le monument, la nature y a repris ses droits et c’est pourquoi nous considérons que la Mothe Chandeniers n’est pas une bâtisse que l’on peut reconstruire comme ça totalement et à la va-vite.

Ainsi, la réflexion que nous devons avoir aujourd’hui, doit prendre en compte cette évolution du domaine et de son essence même. Il faut se questionner sur le rôle de la nature qui y est omniprésente et qui a remplacé les derniers seigneurs de la Mothe sans pourtant endommager la bâtisse. Le charme qui opère sur place et qui rend l’atmosphère si poétique et particulière est intimement lié à l’aspect actuel du château.

Lorsque la Mothe fût achetée et qu’il a fallu commencer à s’interroger avec l’architecte du patrimoine sur l’avenir du château, nous n’avions qu’une idée  en tête : celle de prendre les meilleures décisions pour son avenir et de prendre le temps de la réflexion.

 

Vous n’êtes pas sans savoir que chaque décision concernant le château entrainera des travaux dont les conséquences seront irréversibles. Nous pensons donc que le projet de restauration devra être progressif et réfléchi.

 

Dans un premier temps, il est évident qu’il faut parer à l’urgence (c’est ce que l’on appelle une cristallisation de sécurisation et de restauration) en faisant en sorte que le château ne s’endommage pas plus.

Mais il faut aussi avoir à l’esprit que la restauration du domaine devra s’accorder avec le projet économique autour du monument, qui lui permettra in fine d’autofinancer un maximum les travaux qui y seront menés.

Ainsi, recouvrir la bâtisse d’échafaudages pour les 20 prochaines années est forcément problématique dans la mesure où cela viendrait tuer son attractivité.

C’est pourquoi une démarche « pas à pas », nous permettant de définir annuellement les différentes phases de travaux à réaliser, nous parait être la meilleure façon d’appréhender les travaux.

 

Et c’est évidemment ENSEMBLE que nous prendrons les décisions qui concerneront le phasage des travaux.

Et cela commence dès aujourd’hui !

 

Pour le programme de restauration 2018/2019, 2 scénarios vous seront proposés prochainement. Vous aurez donc le choix entre :

 

Scénario 1 : Reconstruction totale de la Tour-Porche (ou tour de l’horloge)

 

La tour de l’horloge n’ayant pas brulée pendant l’incendie, reste dans un état raisonnable de conservation. Nous avons donc la possibilité de faire une restitution totale de celle-ci.

Cette restitution comprend : la réfection complète de la toiture, des planchers, des parements, les reproches de l’étanchéité, la création d’accès aux étages de la tour.

 

Scénario 2 : Accès du public à la cour et à l’escalier d’honneur

 

Pour se faire, il sera nécessaire de sécuriser la tour porche, la cour intérieure et la tour de l‘escalier (dit l’escalier de Blois), permettant l’accès des visiteurs.

Cette deuxième proposition permettrait de parer aux problématiques architecturales les plus urgentes et apporterait une véritable plus value aux visites guidées.

Nous essayerons, pendant les travaux, d’organiser autant de chantiers de bénévoles que nous pourrons (sous réserve que cela soit possible vis-à-vis de l’assurance). Ces derniers seront évidemment encadrés par des professionnels.

 

Pourquoi attendre cet hiver pour commencer les travaux ?

 

Tout d’abord avant de se lancer dans un programme de restauration, il est vital de comprendre le monument. C’est pour cela que nous avons lancé dès le mois de mars 2018 une numérisation 3D complète du château et une étude préalable qui a été rendue au mois d’août et dont vous avez pu prendre connaissance il y a quelques semaines.

Ensuite, il est important d’imaginer différents scénarios en fonction des urgences et bien entendu du budget disponible. Ces scénarios, doivent ensuite être soumis au vote de la communauté des actionnaires. Ce sera donc le cas début septembre comme promis.

Une fois le vote effectué, il faudra lancer les appels d’offres auprès des entreprises afin d’obtenir les meilleurs prix et prendre également le temps de chercher du mécénat en nature ou en compétence.

Le timing choisi permet également de ne pas gâcher les premiers mois de visites par la présence d’échafaudages. Nous profiterons donc de la fermeture du domaine à la fin de l’automne pour commencer les premiers travaux.

 

Un premier vote début septembre !

 

Nous mettrons en ligne début septembre un formulaire de vote pour le premier programme de restauration 2018-2019, où vous aurez le choix entre les 2 scénarios évoqués ci-dessus, pour une enveloppe de travaux d’environ 850 000€.

Nous aurons également le plaisir de vous communiquer l’ensemble du chiffrage estimatif des travaux des 7 prochaines années. Ce chiffrage sera possiblement amené à évoluer.

Entre ne rien faire et reconstruire entièrement le château, il y a un équilibre, probablement évolutif, à trouver ensemble pour nous permettre d’adapter notre projet à une réalité économique, monumentale et environnementale de notre monument.

 

La Mothe Chandeniers n’est pas le chantier d’expansion du Grand Paris, il y a de nombreuses pistes à explorer. Nous devons prendre le temps de faire évoluer le projet collectivement et de le faire sereinement…

A très vite,

L’équipe de la Mothe Chandeniers